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Osmocom

Communauté Osmocom, avec sysmocom - systems for mobile communications GmbH Télécom et VoIP Open source

Osmocom est une suite libre pour bâtir un réseau mobile 2G et 3G, de la station de base au cœur, destinée aux labos et réseaux privés sous Linux.

Liens officiels uniquement, vérifiés le octobre 11, 2026

Sommaire
  1. À quoi sert Osmocom
  2. Pour qui ?
  3. Télécharger Osmocom sans risque
  4. Questions fréquentes

Derrière le nom Osmocom, pour Open Source Mobile Communications, se cache une famille de logiciels libres consacrés aux réseaux mobiles plutôt qu’un programme unique. La branche la plus connue, que la communauté appelle Cellular Network Infrastructure, rassemble de quoi faire fonctionner un réseau GSM, GPRS, EDGE et UMTS complet, de l’antenne jusqu’au cœur de réseau. Les principaux composants sont publiés sous licence GNU AGPL v3, quelques bibliothèques comme libosmocore et la passerelle OsmoGGSN restant sous GPL v2.

L’histoire commence en 2008, lorsque Harald Welte et Dieter Spaar réussissent à piloter une vieille station de base Siemens BS-11 depuis un ordinateur. Le programme issu de ces essais prend en décembre de la même année le nom d’OpenBSC. En 2010, Osmocom devient le projet parapluie qui l’accueille aux côtés d’OsmocomBB, une pile GSM pour téléphones. Un an plus tard, deux développeurs du noyau du projet fondent la société sysmocom pour financer et soutenir ce travail, sans revendiquer la propriété du code, selon une présentation de Harald Welte à la conférence OsmoCon 2017.

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À quoi sert Osmocom

Chaque composant reproduit un équipement normalisé d’un réseau d’opérateur. OsmoBTS tient le rôle de station de base GSM, sur du matériel dédié comme les sysmoBTS ou sur une radio logicielle, par exemple une USRP B210 ou une LimeSDR. OsmoBSC pilote ces stations de base, OsmoMSC assure la commutation des appels, des SMS et des services USSD, et OsmoHLR tient le registre des abonnés. Pour les données mobiles, OsmoSGSN gère le GPRS et la 3G en mode paquet, tandis qu’OsmoGGSN, héritier du projet OpenGGSN, ouvre la porte vers Internet.

Ce découpage date de 2017. Jusque-là, l’essentiel tenait dans un programme tout-en-un, OsmoNITB, issu d’OpenBSC. L’arrivée de SIGTRAN et de la 3G a conduit à le scinder en programmes indépendants, reliés par des interfaces conformes aux normes : A over IP entre BSC et MSC, IuCS et IuPS vers les passerelles de femtocellules 3G, GTP entre SGSN et GGSN. Exception notable, OsmoHLR ne parle pas le protocole MAP du 3GPP mais GSUP, un protocole maison plus simple. D’après son dépôt, il ne dialogue donc qu’avec les autres composants Osmocom.

Autour de ces piliers gravitent d’autres programmes que l’on retrouve dans la liste des paquets du projet : OsmoMGW pour les flux audio, OsmoPCU pour la couche radio du GPRS, OsmoHNBGW pour les femtocellules 3G ou osmo-sip-connector pour raccorder les appels à un autocommutateur SIP. Le projet publie aussi des outils annexes comme pySim, qui sert à programmer des cartes SIM. Les serveurs de construction d’Osmocom produisent même des paquets d’Open5GS, ce qui permet d’assembler un réseau allant de la 2G à la 5G.

La frontière avec Open5GS, présent lui aussi dans notre logithèque, tient donc à la génération visée : Open5GS se consacre à la 4G et à la 5G, Osmocom au GSM et à l’UMTS, technologies encore exploitées dans de nombreux pays et par beaucoup de modules machine à machine. Elle sert aux laboratoires de sécurité, aux bancs de test d’objets connectés et aux petits réseaux de zones isolées.

Pour qui ?

Osmocom vise les ingénieurs télécoms, les chercheurs, les universités qui enseignent les réseaux mobiles, les fabricants qui testent des modules 2G et les opérateurs de petits réseaux privés. Chaque composant dispose d’un manuel PDF.

La prise en main reste exigeante. Il faut une station de base compatible ou une radio logicielle bien réglée, des cartes SIM programmables, et la configuration se fait composant par composant, dans des fichiers texte ou par une console telnet propre à chaque programme. Émettre sur une bande cellulaire sans licence est interdit dans la plupart des pays, ce qui cantonne souvent les essais à une cage de Faraday ou à des liaisons par câble. Pour la 4G et la 5G, Open5GS est le bon choix, et pour décoder des messages de signalisation sans monter de réseau, la bibliothèque Pycrate suffit.

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Télécharger Osmocom sans risque

Les paquets officiels sont décrits sur la page Binary Packages du wiki d’osmocom.org. Ils sont construits sur l’Open Build Service pour Debian, Ubuntu, Raspbian et AlmaLinux, en deux flux : latest, qui suit les versions publiées, et nightly, reconstruit chaque nuit à partir du code en cours. Des méta-paquets, osmocom-latest et osmocom-nightly, installent l’ensemble d’un coup. Le code de référence se trouve sur gitea.osmocom.org, avec un miroir officiel sur github.com/osmocom. La dernière série de versions, publiée le 20 août 2026, comprend notamment OsmoBSC 1.15.0 et OsmoBTS 1.12.0.

Tous les logiciels de la suite sont gratuits. sysmocom vend de son côté du matériel, du développement sur mesure, du conseil et des formations, sans que rien ne soit obligatoire pour utiliser le code. Les images système et les kits clés en main proposés par des vendeurs tiers mélangent souvent des versions anciennes et des réglages radio douteux : mieux vaut partir des paquets officiels.

Questions fréquentes

Osmocom est-il un logiciel unique ?

Non. C’est un ensemble de plusieurs dizaines de projets, chacun avec son dépôt et sa numérotation. La partie réseau cellulaire réunit notamment OsmoBTS, OsmoBSC, OsmoMSC, OsmoHLR, OsmoSGSN et OsmoGGSN.

Osmocom gère-t-il la 4G ?

La suite principale couvre la 2G et la 3G. Le projet construit toutefois des paquets d’Open5GS et développe quelques briques liées à la 4G, comme osmo-s1gw ou osmo-epdg, mais le cœur 4G et 5G complet vient d’Open5GS.

Osmocom est-il gratuit ?

Oui. Les composants sont sous licence AGPL v3 ou GPL v2, sans édition payante. Seuls le matériel, le support et les prestations de sysmocom ou d’autres sociétés sont facturés.

Notre avis

On aime

  • Réseau 2G et 3G libre de bout en bout
  • Composants séparés et proches des normes
  • Paquets officiels pour Debian, Ubuntu et Raspbian
  • Développement actif soutenu par sysmocom
  • Fonctionne avec des radios logicielles

On aime moins

  • Pas de 4G ni de 5G dans la suite principale
  • OsmoHLR limité aux autres composants Osmocom
  • Nombreux composants à configurer un par un
  • Licence de fréquences nécessaire pour émettre

Fiche technique

ÉditeurCommunauté Osmocom, avec sysmocom - systems for mobile communications GmbH
LicenceOpen source
PrixOffert
Mise à jour leaoût 20, 2026
Configuration requiseLinux (paquets officiels pour Debian, Ubuntu, Raspbian et AlmaLinux) ; matériel radio compatible pour OsmoBTS (sysmoBTS, radio logicielle USRP B210, LimeSDR…)
PlateformesLinux

Alternatives

Jean Mathieu

Écrit par

Jean Mathieu

Ingénieur passionné et rédacteur web depuis 2018, j'allie mon expertise technique à ma passion pour l'écriture pour partager astuces, actualités et savoirs pratiques avec la communauté.