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Masscan

Robert David Graham Réseau Open source

Masscan est un scanner de ports libre ultra-rapide pour auditeurs et équipes de sécurité, sous Linux, macOS ou Windows, réservé aux réseaux autorisés.

À utiliser avec responsabilité À utiliser uniquement sur des réseaux dont vous avez l’autorisation d’audit.

Liens officiels uniquement, vérifiés le octobre 9, 2026

Sommaire
  1. À quoi sert Masscan
  2. Pour qui ?
  3. Télécharger Masscan sans risque
  4. Questions fréquentes

Masscan est un scanner de ports conçu pour une seule chose : interroger un très grand nombre d’adresses IP en très peu de temps. Son auteur, le chercheur en sécurité Robert David Graham, l’a publié en 2013 sous licence libre AGPL v3, et le code est hébergé sur GitHub dans le dépôt robertdavidgraham/masscan. D’après la documentation du projet, le programme peut émettre jusqu’à dix millions de paquets par seconde depuis une seule machine, ce qui lui permet de parcourir l’ensemble de l’espace IPv4 pour un port donné en quelques minutes. Son usage est réservé aux réseaux que l’on est autorisé à auditer.

À quoi sert Masscan

Un scanner de ports envoie des paquets vers des adresses et des ports, puis observe les réponses pour déterminer quels services sont ouverts. Nmap, la référence du domaine, dialogue avec chaque hôte pour en tirer un maximum d’informations. Masscan fait le choix inverse. Il sépare complètement l’émission et la réception dans deux fils d’exécution indépendants, il n’attend jamais la réponse d’un hôte avant de passer au suivant et il embarque sa propre pile TCP/IP au lieu de s’appuyer sur celle du système. Cette approche asynchrone, que le README compare à la différence entre les serveurs web nginx et Apache, est ce qui lui donne sa vitesse.

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La syntaxe reprend volontairement celle de Nmap. On indique des plages d’adresses, en IPv4 comme en IPv6, et une liste de ports avec l’option -p, puis on règle la cadence avec –rate. Par défaut, le programme n’envoie que cent paquets par seconde, et c’est à l’utilisateur d’augmenter ce chiffre en connaissance de cause. L’ordre de balayage est toujours aléatoire, de façon à répartir la charge sur les réseaux visés plutôt que de les frapper séquentiellement. Les résultats s’écrivent en XML, JSON, format grepable, liste simple ou binaire compact, et un fichier d’exclusion écarte les plages à ne pas toucher.

Au-delà de la simple détection des ports ouverts, Masscan sait compléter la connexion TCP pour récupérer la bannière de services courants comme HTTP, SSH, FTP, SMTP, SMB, RDP ou VNC. La documentation précise que cette fonction oblige à attribuer au programme une adresse IP distincte ou à filtrer son port source avec le pare-feu local, sans quoi la pile réseau du système coupe la connexion avant que la bannière n’arrive. Pour dépasser les deux millions de paquets par seconde, l’auteur renvoie au pilote PF_RING ZC de ntop, le même éditeur que ntopng présent dans cette catégorie.

La comparaison avec Scapy éclaire la place de chacun. Scapy est une bibliothèque Python qui permet de forger et d’analyser des paquets un par un, idéale pour comprendre un protocole ou écrire un test précis. Masscan ne fabrique qu’un type de sonde, mais il le fait à une échelle que Scapy ne peut pas atteindre. Les deux se complètent souvent, Masscan pour repérer les hôtes, puis Nmap ou Scapy pour les examiner.

Pour qui ?

Masscan s’adresse aux équipes de sécurité qui dressent l’inventaire des services exposés sur un grand réseau d’entreprise, aux auditeurs mandatés pour un test d’intrusion et aux chercheurs qui étudient l’état d’Internet à grande échelle. Il suppose une bonne compréhension de ce que l’on fait : le README avertit que le programme peut saturer un réseau local et qu’un balayage IPv6 concentré sur un seul sous-réseau peut faire tomber la cible.

Il ne remplace pas Nmap. Il ne fait pas de résolution DNS, n’accepte pas de noms d’hôtes, ne détecte ni le système d’exploitation ni les versions précises des services et ne propose pas de scripts. Sous Windows et dans les machines virtuelles, la cadence plafonne selon la documentation autour de trois cent mille paquets par seconde, contre plus d’un million sous Linux natif. Surtout, scanner des adresses sans autorisation écrite est illégal dans la plupart des pays et peut faire bannir votre adresse par des opérateurs qui surveillent ce type de trafic. Pour analyser finement quelques machines, Nmap reste l’outil approprié.

Télécharger Masscan sans risque

Le projet est distribué sous forme de code source sur GitHub, dans le dépôt robertdavidgraham/masscan, dont la page des versions propose l’archive de la version 1.3.2, la plus récente étiquetée. D’après le README, la compilation ne demande qu’un compilateur C et la commande make sous Linux et macOS, tandis que Windows passe par un projet Visual Studio ou MinGW. La bibliothèque libpcap, ou Npcap sous Windows, est nécessaire à l’exécution. Le logiciel est entièrement gratuit, l’auteur se contentant d’inviter à un don.

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La prudence est de mise avec un outil de ce type. Des exécutables Masscan précompilés circulent sur des sites de téléchargement et des forums, parfois accompagnés de charges malveillantes. Le code source du dépôt officiel, compilé soi-même ou obtenu via le gestionnaire de paquets de sa distribution, reste la seule voie fiable.

Questions fréquentes

Masscan est-il légal ?

L’outil lui-même est un logiciel libre parfaitement légal. C’est son usage qui est encadré : balayer des adresses qui ne vous appartiennent pas, sans autorisation écrite du propriétaire, constitue une infraction dans la plupart des législations. Les tests d’intrusion se font toujours dans le cadre d’un mandat précisant le périmètre autorisé.

Masscan remplace-t-il Nmap ?

Non. Masscan excelle pour repérer rapidement les ports ouverts sur de vastes plages d’adresses, mais il ne détecte ni le système d’exploitation, ni les versions de services, et ne dispose pas de moteur de scripts. La pratique courante consiste à passer d’abord Masscan, puis à confier les hôtes découverts à Nmap pour une analyse détaillée.

Sur quels systèmes fonctionne-t-il ?

Le README indique que Linux est la plateforme principale et celle où les cadences sont les plus élevées, mais que le code se compile et fonctionne aussi sous Windows, macOS et FreeBSD. Sous Windows, la bibliothèque de capture Npcap est nécessaire.

Notre avis

On aime

  • Jusqu’à dix millions de paquets par seconde
  • Syntaxe et formats de sortie proches de Nmap
  • IPv4 et IPv6 dans un même balayage
  • Code source libre sous AGPL v3, sans dépendance lourde

On aime moins

  • Pas de détection d’OS ni de versions de services
  • Pile TCP/IP propre à configurer avec le pare-feu
  • Cadence bien plus faible sous Windows et en VM
  • Usage illégal sans autorisation écrite

Fiche technique

ÉditeurRobert David Graham
LicenceOpen source
PrixOffert
Version1.3.2
Configuration requiseCompilateur C (gcc, clang ou Visual Studio), libpcap ou Npcap sous Windows, privilèges administrateur pour émettre des paquets bruts
PlateformesLinux, macOS, Windows

Alternatives

Jean Mathieu

Écrit par

Jean Mathieu

Ingénieur passionné et rédacteur web depuis 2018, j'allie mon expertise technique à ma passion pour l'écriture pour partager astuces, actualités et savoirs pratiques avec la communauté.