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Open vSwitch

The Linux Foundation Réseau Open source

Open vSwitch est un commutateur virtuel libre pour hyperviseurs Linux, utilisé sous OpenStack, Proxmox ou KVM par les administrateurs de cloud privé.

Liens officiels uniquement, vérifiés le octobre 9, 2026

Sommaire
  1. À quoi sert Open vSwitch
  2. Pour qui ?
  3. Télécharger Open vSwitch sans risque
  4. Questions fréquentes

Open vSwitch, souvent abrégé OVS, est un commutateur logiciel multicouche conçu pour les serveurs de virtualisation. Sa première version date de juillet 2009 selon Wikipédia, et le projet est hébergé par la Linux Foundation depuis août 2016, laquelle en détient aussi la marque. Son code est publié sous licence Apache 2.0, et son module noyau fait partie de Linux depuis la version 3.3, parue en 2012.

La version 4.0.0 est sortie le 17 août 2026 d’après le fichier NEWS du projet, tandis que la branche 3.7 reste la version à support long terme, avec une 3.7.1 publiée fin mars 2026.

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À quoi sert Open vSwitch

Un hyperviseur qui héberge des machines virtuelles doit leur fournir un réseau : relier leurs cartes virtuelles entre elles et au monde extérieur. Linux sait le faire avec son pont intégré, mais celui-ci a été conçu pour un usage simple et n’offre ni état déplaçable ni programmation à distance. Open vSwitch remplace ce pont par un véritable commutateur. Il connaît les VLAN 802.1Q en mode trunk ou access, l’agrégation de liens avec ou sans LACP, la qualité de service et le policing, la mise en miroir de ports et l’export de statistiques NetFlow, sFlow et IPFIX. Il crée aussi des tunnels Geneve, GRE, VXLAN, ERSPAN, GTP-U, SRv6 ou Bareudp pour étendre un réseau virtuel au-dessus d’un réseau physique.

Sa particularité est d’être pilotable de l’extérieur. Le démon ovs-vswitchd lit sa configuration dans une petite base de données, servie par ovsdb-server, que n’importe quel programme peut modifier à distance grâce au protocole OVSDB. Les décisions de commutation s’expriment en tables de flux OpenFlow, que l’on peut écrire à la main avec ovs-ofctl ou laisser gérer par un contrôleur SDN. Lorsqu’une machine virtuelle migre vers un autre hôte, ses règles de filtrage, sa qualité de service et ses compteurs peuvent la suivre. Le module noyau Linux assure le traitement rapide des paquets, et un chemin de données en espace utilisateur, accéléré par DPDK ou AF_XDP, prend le relais là où le noyau ne suffit pas.

C’est aussi ce qui le distingue de Cilium, un autre projet de la catégorie. Cilium s’appuie sur eBPF pour fournir le réseau et la sécurité des pods Kubernetes, à l’échelle du conteneur et de l’identité de service. Open vSwitch travaille un cran plus bas, au niveau du port virtuel et de la machine, et c’est la brique que l’on retrouve sous OpenStack, Proxmox VE, oVirt, OpenNebula ou XenServer, où il est le commutateur par défaut. Le projet frère OVN, Open Virtual Network, ajoute au-dessus des réseaux logiques de niveau 2 et 3, des routeurs virtuels et des groupes de sécurité.

Pour qui ?

Open vSwitch s’adresse aux administrateurs de plateformes de virtualisation et de cloud privé, aux équipes qui déploient OpenStack ou OVN, aux chercheurs et étudiants en SDN qui veulent manipuler OpenFlow sur du matériel ordinaire, et aux constructeurs qui l’utilisent comme pile de contrôle de leurs puces de commutation. Un simple laboratoire avec quelques machines virtuelles sous KVM suffit pour commencer.

Il faut en revanche accepter une courbe d’apprentissage sérieuse. Les concepts de ponts, de ports, de tables de flux et de base OVSDB se manipulent en ligne de commande, sans interface graphique, et un dépannage passe souvent par ovs-appctl et la lecture des flux. La prise en charge de Windows et de Hyper-V, longtemps proposée, a été déclarée obsolète dans la version 3.7.0 et retirée dans la 4.0.0 d’après le fichier NEWS, de sorte que la branche 3.7 LTS est la dernière à la contenir. Pour un cluster Kubernetes, Cilium sera plus direct, et pour un réseau physique classique, un système comme VyOS ou Cumulus Linux répond à d’autres besoins.

Télécharger Open vSwitch sans risque

La page de téléchargement de openvswitch.org propose des archives sources pour chaque version, dont openvswitch-4.0.0.tar.gz et la 3.7.1 à support long terme, et renvoie vers le dépôt GitHub openvswitch/ovs pour le code en développement. La compilation exige GCC 4.6 ou Clang 3.4 au minimum, Python 3.7 ou plus récent et, pour le module noyau, un Linux 3.3 ou ultérieur, la version 4.0 relevant le minimum à 4.3 pour les tunnels GRE, VXLAN et Geneve. La plupart des administrateurs passeront simplement par le paquet openvswitch de leur distribution, Debian, Ubuntu, Fedora, RHEL ou openSUSE, dont les instructions figurent dans la documentation officielle sur docs.openvswitch.org.

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Le logiciel est gratuit, sans édition commerciale ni enregistrement, et le projet ne vend rien. Il ne distribue pas non plus d’installateur Windows à jour, de sorte qu’un fichier .msi proposé pour une version récente ne peut pas être authentique. De manière générale, une archive qui ne provient ni de openvswitch.org, ni du dépôt GitHub du projet, ni des dépôts de votre distribution n’a pas sa place sur un hyperviseur.

Questions fréquentes

Open vSwitch est-il gratuit ?

Oui. Il est publié sous licence Apache 2.0 par un projet hébergé à la Linux Foundation, sans version payante. Les entreprises qui le souhaitent peuvent acheter du support auprès d’éditeurs tiers, par exemple dans le cadre d’une distribution OpenStack commerciale, mais rien n’y oblige.

Fonctionne-t-il sous Windows ?

Plus pour les versions récentes. D’après le fichier NEWS du projet, la prise en charge de Windows et de Hyper-V a été déclarée obsolète en 3.7.0 et supprimée en 4.0.0. La branche 3.7 LTS reste la dernière à la proposer, et elle nécessite une compilation avec Visual Studio.

Quelle différence avec le pont Linux ?

Le pont Linux est un commutateur de niveau 2 simple et rapide. Open vSwitch y ajoute une base de configuration interrogeable à distance, des tables de flux OpenFlow, des tunnels et le suivi de l’état réseau lors des migrations de machines virtuelles, ce dont ont besoin les plateformes de virtualisation multi-serveurs.

Notre avis

On aime

  • Licence Apache 2.0, projet Linux Foundation
  • Module noyau intégré à Linux depuis la version 3.3
  • OpenFlow et base OVSDB pilotables à distance
  • Tunnels Geneve, VXLAN, GRE et accélération DPDK
  • Commutateur par défaut de nombreuses plateformes

On aime moins

  • Prise en charge de Windows retirée en 4.0.0
  • Courbe d’apprentissage exigeante, ligne de commande seule
  • Peu adapté aux clusters Kubernetes face à Cilium

Fiche technique

ÉditeurThe Linux Foundation
LicenceOpen source
PrixOffert
Version4.0.0
Mise à jour leaoût 17, 2026
Configuration requiseNoyau Linux 3.3 ou plus récent pour le module noyau (4.3 minimum pour les tunnels GRE/VXLAN/Geneve en 4.0), Python 3.7+, GCC 4.6+ ou Clang 3.4+ pour compiler
PlateformesLinux

Alternatives

Jean Mathieu

Écrit par

Jean Mathieu

Ingénieur passionné et rédacteur web depuis 2018, j'allie mon expertise technique à ma passion pour l'écriture pour partager astuces, actualités et savoirs pratiques avec la communauté.