Sur l’iPhone 18 Pro, Face ID passe sous l’écran. Apple y est parvenu en redessinant la grille de pixels au-dessus du module TrueDepth, selon un article de Ben Lovejoy pour 9to5Mac publié le 30 septembre. Le résultat est, d’après lui, quasi invisible, y compris en regardant de très près.
Le problème : la lumière infrarouge ne traverse pas un écran classique
Face ID projette et capte de l’infrarouge. Or les pixels d’un écran ordinaire bloquent ce rayonnement. Pour que le système fonctionne derrière la dalle, il fallait donc laisser passer la lumière sans que l’on voie une zone sombre ou grillagée au milieu de l’affichage.
La solution d’Apple : moins de pixels, plus de lumière

Les ingénieurs ont réduit de moitié la densité de pixels au-dessus du module, créant de plus grands espaces entre eux pour que l’infrarouge s’y faufile. Pour éviter que cette zone paraisse plus sombre, ils ont augmenté la luminosité des pixels restants. Un filtre passe-infrarouge bloque enfin la lumière visible qui pourrait révéler les composants cachés derrière.
Le motif de pixels a été observé au microscope par iFixit, et Apple a confirmé les caractéristiques techniques à Ben Lovejoy.
Ce que ça change à l’avant de l’iPhone 18 Pro

Gain concret : la Dynamic Island rétrécit, ce qui permet d’afficher trois activités en direct au lieu de deux. En revanche, Apple n’a pas encore enterré la caméra frontale sous l’écran, car la qualité d’image qui en résulterait serait jugée trop dégradée.
Ce que révèle le démontage
Un démontage publié par REWA Technology, relayé par iClarified (et non iFixit), apporte d’autres détails. La caméra infrarouge se trouve dans un coin de l’écran, reliée par trois nappes distinctes et plus éloignée des autres éléments de la caméra frontale. La batterie de la version à SIM physique atteint 4 056 mAh, soit environ 1,7 % de plus que sur l’iPhone 17 Pro, et les modèles eSIM seule disposeraient dans certains marchés de batteries plus grandes.
La puce A20 Pro passe sur la face de la carte mère pour toucher directement la chambre à vapeur, dont la surface est multipliée par trois. Le grand module principal embarque un diaphragme variable.
Un revers : la réparation se complique

Le même démontage relève des points noirs : la découpe infrarouge sous la dalle complique la fabrication d’écrans de remplacement, le stockage et l’alimentation sont pris en sandwich entre deux couches de la carte mère, la puce EEPROM perd son blindage et la nappe du port de charge passe de deux câbles à un seul. Selon Notebookcheck, les protections d’écran mates peuvent aussi poser problème avec ce Face ID sous l’écran.
Le téléphone est sorti le 18 septembre 2026 à partir de 1 199 dollars aux États-Unis.
Faut-il s’en réjouir ?
Pour l’utilisateur, l’écran est plus net et la Dynamic Island plus petite. Pour le réparateur indépendant, c’est un casse-tête de plus. Que vous en pensiez, la réussite technique est réelle. Et vous, préférez-vous un écran plus propre ou un téléphone plus facile à réparer ? Dites-le en commentaire.
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